Personne et le Soleil
  • Éditeur québécois

Comme s’il ne suffisait pas que le destin porte ses durs coups, nous le fournissons en armes de destruction. Le mystère de la vie n’interdit aucunement aux hommes de s’entredéchirer, aux statues d’être fracassées, aux phares dans la nuit de s’éteindre… Aurons-nous la force d’ouvrir la voie, bien qu’elle semble sans issue ?
Personne et le Soleil appartient au registre dit « grave » en musique. Des graves, certains affirment qu’ils se propagent plus loin que les aigus. L’oreille que tend le lecteur devient attentive à la basse, à la plus grave des voix. Celle qui chante la solitude de ce qui s’apprête à disparaître.
C’est ce cœur mis à nu que Louise Bouchard transperce de la flèche lumineuse de sa poésie pour aider celui-ci à revivre. « Les regards tantôt se tourneront / Vers la silhouette minuscule / Qui monte // Est-ce l’enfant / C’est Ariane peut-être // À qui d’autre ira / Sinon / L’amour du vivant. »