L'ère du temps
  • Éditeur québécois

Depuis 1967, la seconde est l’unité de base du temps social. Dissocié de toute réalité tangible, le temps atomique mondialisé sur lequel reposent les infrastructures militaires, la finance, les structures politiques et les réseaux de communication correspond à un nombre précis de périodes de radiations de l’atome de césium 133. Pourtant, malgré cette course à la précision et au contrôle, l’être humain n’a jamais été aussi aliéné par le régime temporel dans lequel il vit.

L’ère du temps étudie l’histoire de notre rapport au temps – temps des relations sociales et des rapports de pouvoir, temps de la valeur, temps producteur et produit des institutions. De l’invention des premières horloges à nos jours, en passant par l’établissement du temps universel standard, Jonathan Martineau retrace l’ascension hégémonique du temps abstrait, qui enchaîne les multiples temporalités sociales aux fins du développement capitaliste.

Table des matières

Table des matières
L’ÈRE DU TEMPS 1
INTRODUCTION – Le paradoxe des temps modernes 7
Défis et problèmes 10
CHAPITRE 1 – Faiseurs de monde et faiseurs de temps: l’étude des relations sociales de temps 25
De l’être générique à l’aliénation 26
Le concept de temps dans les sciences sociales: le «temps social» 44
Les relations sociales de temps 50
CHAPITRE 2 – L’origine du temps horloge, l’origine du capitalisme 85
L’avènement de l’horloge 86
La transition du féodalisme au capitalisme 149
L’infrastructure du temps horloge 160
Le temps de Newton 165
La domination temporelle précapitaliste 178
CHAPITRE 3 – Capitalisme et aliénation temporelle 185
Le temps horloge dans le contexte capitaliste 189
Temps de la valeur, valeur du temps 195
Le marché du travail, l’industrialisation capitaliste et la montée du temps abstrait 212
L’hégémonie achevée: le temps universel standard 217
Le temps aliéné et le temps réifié 227
Les formes temporelles de la domination et de la résistance 254
Conclusion 281
Remerciements 291
Bibliographie 293
Table 305